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17/06/2011

La violence à l'école - Partie 1/2

En raison de l’actualité récente et des tristes évènements que nos voisins floransacois et agathois ont vécus la semaine dernière, nous vous prions de bien vouloir prendre connaissance de l’article sur la violence à l’école paru dans notre bulletin d’information n° 4 de juin 2011.


La violence à l’école (école, collège ou lycée) :

Ce sujet est d’importance et, compte tenu des récentes suppressions de classes dans notre circonscription, il nous donne l’occasion d’une plus large réflexion.

Dans le prolongement des états généraux de la sécurité à l’école initiés en avril 2010, le ministre de l’Éducation nationale, Luc CHATEL, a lancé les 2 et 3 mai 2011, les assises contre le harcèlement en milieu scolaire suite au rapport établi par Éric DEBARDIEUX, président du conseil scientifique de ces états généraux.

Après son annonce du 26 avril dernier confirmant la suppression de 1500 classes dans l’enseignement primaire, on peut se demander si le ministre ne tente pas là une expérimentation « in-situ ». En effet, lorsque l’on connaît les différents schémas propices à la mise en place d’une situation de harcèlement, la réduction de moyens engagés dans l’éducation nationale a de quoi étonner. Spécialement lorsque cette diminution touche un public d’enfant à l’âge où son développement psychoaffectif lui permet de prendre conscience de « l’altérité » (condition « sine qua non » du respect d’autrui et gage des bonnes relations interindividuelles nécessaires à l’éradication de la violence et d’attitudes « harceleuses »).

Il n’en demeure pas moins qu’un tel projet est fort louable. Repérer très tôt les situations de harcèlement (qui est à proprement parler une violence psychologique pouvant dégénérer en violence physique), les comprendre et s’engager à lutter pour tenter d’éradiquer ce « fléau social » est un pas nécessaire pour l’évolution de notre civilisation. Cependant, « l’enfer est pavé de bonnes intentions » et l’absence de moyens, telle que la réduction des effectifs dans l’enseignement, entrainera inévitablement l’effet inverse à celui affiché.

C’est un classique qui n’a de cesse de se répéter tout au long de notre histoire et qui a fortement tendance à s’accélérer ces dernières années. Une nouvelle fois, c’est à croire que « l’inconscience » avec laquelle nous sommes dirigés nous donne l’impression d’être embarqués sur un navire (ou un avion) sans véritable commandant de bord (ou de pilote). A ce titre, la parodie du film : « Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? » était quelque peu prémonitoire. En clair et pour ceux qui n’ont pas vu le film : c’est devenu le « grand bordel ».

Les spécialistes de la question ont raison de pointer du doigt le fait que le harcèlement est devenu aujourd’hui un véritable fléau social parce que, à l’image de l’Éducation Nationale (23,9 % du budget national), ce sont toutes nos institutions qui sont désormais touchées par cette problématique. La crise actuelle impose de plus en plus un management par la performance et une tyrannie des chiffres disant tout et son contraire (comme l’a très bien illustré Luc CHATEL dans son allocution du 26 avril 2011 sur RMC en confirmant les 1500 suppressions de classes dans le primaire justifiées par comparaison avec des données datant de 15 ans en arrière). Les nouvelles formes de management qui président désormais dans la plupart des administrations et des sociétés sont issues de ce que l’on appelle en organisation scientifique du travail la « taylorisation » qui est l’ancêtre des techniques de management moderne. À vrai dire, ce modèle de gestion fait partie de la « préhistoire » du management, mais il est pourtant imposé à grand coup de réformes depuis la dernière décennie. Ceci expliquant cela, il n’est donc pas étonnant de constater une « régression » générale dans tous les secteurs de notre société.

Bien sûr, cette « taylorisation » n’explique pas tout. Elle n’est qu’une solution adoptée pour répondre à des problèmes de plus grandes importances. Mais c’est une solution simpliste et inadaptée à nos difficultés actuelles et qui, de plus, n’a que pour seul effet que de « reculer pour mieux sauter ».

Ces constats devraient nous conduire à nous interroger et à nous demander si nos dirigeants sont véritablement conscients du mal qu’ils s’infligent eux-mêmes au travers de la pression qu’ils exercent sur leurs concitoyens.

Nous avons souvent tendance à nous imaginer que nos élus sont investis d’un pouvoir suprême qui devrait leur permettre d’avoir des solutions à tous nos problèmes. J’ai pour ma part beaucoup de mal à croire que nos représentants, du moins au tout début de leur mandat, cherchent à tirer profit de leur situation. Je pense plutôt que si un tel désir apparaît chez eux (ce qui semble bien être de plus en plus fréquent, j’en conviens), il doit probablement provenir d’un sentiment de résignation face à leur absence de solution vis-à-vis de problèmes qui les dépassent. A la suite de quoi et en désespoir de cause, ils profitent alors des avantages offerts par leurs prérogatives afin de se prémunir contre les « mauvais jours ». Car quoique l’on en dise, nos élus (qu’ils soient maire d’un petit bourg ou président de la République), qu’ils en soient conscients ou non, ne sont toujours que des hommes avec leurs peurs, leur orgueil, leur ignorance, leurs désirs et leur cupidité. Et justement, par un curieux « hasard », le harcèlement puise ses racines dans ces caractéristiques spécifiquement humaines.

Connaître les ressorts du harcèlement et les enseigner dès le plus jeune âge seraient incontestablement une avancée majeure pour « l’humanisation » de notre société. Encore faudrait-il que les initiateurs d’un tel programme commencent par s’appliquer les solutions qu’ils prônent pour autrui, car « charité bien ordonnée commence par soi-même ». Ce qui est très loin d’être le cas parce que le harcèlement intervient lorsque la manipulation n’a plus pris et la manipulation est une dérive pathologique de l’exercice de l’autorité et du pouvoir.


Philippe VERGNES


N. B. :

La seconde partie de cet article sera relative à la suppression des classes sur la commune de VIAS et par extension, sur l’ensemble de notre circonscription.

28/05/2011

AGDE : Fusion des agglos... ou fusion des égos ? Partie 2/2

Suite et fin de la saga "Fusion des agglos... ou fusion des égos ?"

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22/05/2011

AGDE : Fusion des agglos... ou fusion des égos ? Partie 1/2

Les lois de décentralisations ont été adoptées afin de rapprocher le peuple des centres de décisions le concernant. Mais toute institution nouvellement créée finit par générer ce qui la génère pour lui permettre d'assurer les conditions de sa  propre subsistance. Dès lors, la pérennité de cette institution passe par des motivations autres que les raisons d'intérêt général qui présidaient lors de sa création. Ce phénomène s'observe dans bien des domaines et l'exemple du projet de fusion des agglos autour du bassin de Thau et de la Communauté d'Agglo d'Hérault Méditerranée, en est une parfaite illustration.

Ainsi, comme le disait Jacques ATTALI, témoin important de notre système sociétal et du processus qu'il induit : "Quand une institution démarre, ceux qui la composent se demandent ce qu'ils peuvent faire pour elle ; puis ce qu'elle peut faire pour eux."

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10/05/2011

VIAS - Réunion publique du 20 mai 2011 : Rapport d'observations définitives de la CRC et fusion des agglos

Les réunions publiques organisées par les municipalités sont souvent un moyen, pour la majorité en place, de se faire un peu de "pub" sur des sujets qui préoccupent les électeurs locaux. C'est humain et de "bonne guerre" même si l'interprétation des sources officielles sont très "partiales". Quels sont les élus qui rateraient l'occasion d'une opération de communication quitte à faire un peu de propagande ?

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06/04/2011

Hérault - Suppressions de classes dans la 7° circonscription

Victor HUGO avait dit : « Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ». Qu’en est-il aujourd’hui ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans les lignes qui suivent.
 
En raison du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, l’éducation nationale, plus grosse administration française, prévoit de supprimer 90 000 postes sur 5 ans (plus si l’on cumule toutes les suppressions de postes depuis que cette mesure est en place).
 
Tout en affirmant la même volonté de placer l’Education Nationale au centre des préoccupations de l’Etat, le gouvernement emploie des moyens qui semblent tout autre. Qui peut en être encore dupe ?
 
Selon le site du ministère de l’Education : « La politique de l’éducation prioritaire est une réponse aux difficultés sociales et scolaires concentrées dans certains établissements. Elle s'appuie sur une discrimination positive au service de l'égalité des chances. Elle tend à développer l’emploi des moyens publics qui permet de lutter contre les inégalités sociales et économiques dans les écoles et collèges. » http://www.education.gouv.fr/cid187/l-education-prioritai...
 
C’est clairement dit : « cette politique vise à corriger les effets des inégalités sociales et économiques ». Structurée en réseau (RAR : « Réseau Ambition Réussite, et RRS : « Réseau Réussite Scolaire »), elle ne concerne en réalité que très peu d’établissements en FRANCE. Dès lors, qu'en est-il des nombreuses écoles ou autres collèges situés en zone intermédiaire, voire dans un environnement où la réduction de ces inégalités devient un enjeu prépondérant pour lutter contre l’insécurité, la délinquance (tout le monde a en tête la polémique de cet été sur les chiffres publiés par le gouvernement à propos de la ville d’AGDE), la précarité (faiblesse des revenus, chômage, emploi à temps partiel, etc.), la pauvreté, etc., etc. (cette liste n’est pas exhaustive) ??? Mais aussi sur quels critères déterminer l’effort à consentir pour aider ces populations (notre communauté) ?
 
Si l’on en croit le site du Ministère de l’Education, c’est d’après les évaluations faites dans les écoles ou les collèges que sont déterminés ces classements. Or, c’est ici que nous pouvons observer l’effet pervers de cette politique et de ce type d’évaluation longtemps dénoncé par les enseignants : malgré la zone géographique défavorisée dans lequel l’établissement est situé, si les élèves réussissent « trop bien » leurs examens, l’administration « sanctionnera » cette réussite par des suppressions de postes ou des fermetures de classes. C’est ainsi que nos chères « têtes pensantes » encouragent la « crétinisation » de notre société tout en prétendant vouloir l’éduquer (la société par la « crétinisation » ; il arrive un stade où ce n’est plus « soignable » : posez la question à nos éminences grises et vous comprendrez). Nous sommes, donc, bien là dans le cadre d’une perversion qui, étymologiquement, signifie : retourner, renverser, bouleverser, corrompre ou inverser une situation, des mots ou des valeurs morales.
 
Concrètement, comment cela se traduit-il pour les communes de la circonscription ?
 
Et bien, c’est ce que je vous propose de découvrir dans le petit courrier joint à cet article et expédié à M. Philippe WUILLAMIER, Directeur des Services Départementaux de l’Education Nationale.
 
Le tableau et le classement annexé à ce courrier ne fait état que des écoles primaires de l’Hérault concernées par les suppressions de classes. N’ayant pu disposer ni suffisamment de temps, ni d’informations pour le compléter plus explicitement afin de développer une argumentation qui témoigne d’une certaine « irrationalité » dans les décisions de l’administration en matière de fermeture de classe, il donne cependant une bonne indication sur la façon dont le « système » s’y prend « pour corriger les inégalités sociales et économiques » que nous connaissons localement dans toute la circonscription.
 
Ce document est bien effectivement valable pour toutes les communes concernées par des suppressions de postes et donne un aperçu plus précis (bien que restant à compléter) sur « l’arbitraire » avec lequel ces choix sont effectués.
 
Autrement dit, nos enfants et l’avenir qu’ils représentent sont à la merci de gens qui ne se soucient guère de ce genre de détails et dont les préoccupations paraissent être aux antipodes de la mission du service public et de l’intérêt général qu’ils sont censés défendre.
 
Où allons nous (si nous ni sommes pas déjà sans en avoir conscience) ???
 
Pour une information complète sur la carte scolaire, dont dépendent la création et la fermeture des classes, veuillez lire l’article sur le site du Ministère de l’Education intitulé : « Qui décide d’ouvrir ou de fermer des classes » : http://www.education.gouv.fr/cid72/qui-decide-d-ouvrir-ou-de-fermer-des-classes.html
 
Pour toutes ces raisons (et bien d’autres encore qui ne peuvent être exposées dans ce seul article), la communauté éducative (parents, enseignants, syndicats et élus) vous donne rendez-vous vendredi 8 avril 2011 dès 14 heures devant l’Inspection d’Académie à MONTPELLIER pour protester contre ces fermetures de classes qui ne feront qu’accroître les inégalités sociales dans notre pays.
 
Citer Victor HUGO en introduction de cet article n’était pas anodin : il fut aussi l’un des plus farouches opposant à un certain Charles Louis Napoléon Bonaparte (premier président de la République française, élu le 10 décembre 1848 au suffrage universel masculin avant de devenir empereur des Français (1852-1870) et plus connu sous le nom de Napoléon III) sur lequel il écrivit un pamphlet politique, intitulé : « Napoléon le petit », d’une étonnante actualité (ce livre est disponible en ligne sur le web). L’histoire ne ferait-elle que se répéter ?
 
Nous remercions l’ensemble des personnes (parents, enseignants, syndicats et élus) qui se sont mobilisées jusqu’à présent et qui nous apportent leur soutien dans cette démarche. L’avenir de notre école en dépend.


Philippe VERGNES

Président de l'Association de Parents d'Elèves de VIAS

 

Article paru le mercredi 6 avril 2011 sur le journal d'information en ligne Hérault Tribune.

28/01/2011

Une ZAC au nord de VIAS - Partie 4/4 -

Sur la commune de VIAS, les ZAC sont comme les champignons.

Elles poussent à la morte saison.

Nos élus ne manquent pas d'humour.

En maître de notre petit bourg,

Manquant d'idées et de projets

Ne sachant pas gérer leur budget

Ils ont du s'imaginer :

"On peut quand même rigoler,

A défaut de solutions

Pour les vrais problèmes de fond

Ne trouvant plus quoi inventer

Pour vous faire patienter

Si nous vous proposions une ZAC

Histoire de vous mettre la tête en vrac."

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21/01/2011

Une ZAC au nord de VIAS - Partie 3/4 -

Sur la commune de VIAS, les ZAC sont comme les champignons.

Elles poussent à la morte saison.

Nos élus ne manquent pas d'humour.

En maître de notre petit bourg,

Manquant d'idées et de projets

Ne sachant pas gérer leur budget

Ils ont du s'imaginer :

"On peut quand même rigoler,

A défaut de solutions

Pour les vrais problèmes de fond

Ne trouvant plus quoi inventer

Pour vous faire patienter

Si nous vous proposions une ZAC

Histoire de vous mettre la tête en vrac."

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14/01/2011

Une ZAC au nord de VIAS - Partie 2/4 -

Sur la commune de VIAS, les ZAC sont comme les champignons.

Elles poussent à la morte saison.

Nos élus ne manquent pas d'humour.

En maître de notre petit bourg,

Manquant d'idées et de projets

Ne sachant pas gérer leur budget

Ils ont du s'imaginer :

"On peut quand même rigoler,

A défaut de solutions

Pour les vrais problèmes de fond

Ne trouvant plus quoi inventer

Pour vous faire patienter

Si nous vous proposions une ZAC

Histoire de vous mettre la tête en vrac."

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07/01/2011

Une ZAC au nord de VIAS - Partie 1/4 -

Sur la commune de VIAS, les ZAC sont comme les champignons.

Elles poussent à la morte saison.

Nos élus ne manquent pas d'humour.

En maître de notre petit bourg,

Manquant d'idées et de projets

Ne sachant pas gérer leur budget

Ils ont du s'imaginer :

"On peut quand même rigoler,

A défaut de solutions

Pour les vrais problèmes de fond

Ne trouvant plus quoi inventer

Pour vous faire patienter

Si nous vous proposions une ZAC

Histoire de vous mettre la tête en vrac."

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